100 km 7000 D+

DNF au km 70 et  5100 D+ après 14 h de course.

Déçu, comme à chaque fois que j’ abandonne.

Petit retour sur cette course exigeante.

Départ à 6 h, samedi matin, à Bex pour rallier Montreux.

Tout commence par un mur de 2150 m de D+

Parfait pour se mettre dans le bain, et un rythme qui lui est parfait. Je suis dans les bâtons de la 2e femme qui a la vitesse parfaite. 

La montée se passe bien et la descente jusqu’au ravito 1, excellent. 

Pour cette course, nous avons changé les ravitaillements qui sont plus structurés et plus simples pour l’assistance, et ça va super bien.

Je repars pour Bovonne où je lâche un petit peu la 2e femme, mais je reste dans le coup. Dans le coup, car je suis avec le 2e homme de ma catégorie sur qui, une fois n’est pas coutume, je vais mieux à la descente qu’à la montée.

Ravito 2, mon assistance n’est pas là, pas grave, je vais faire avec, j’ai des réserves. Juste avant de partir, elle arrive, ma sœur, en vélo, à fond 😂 

Je prends le temps de manger la nourriture préparée et je repars.

Une longue montée nous attend pour faire une boucle vers le col des Essets et revenir sur Solalex, ravito 3. 

Toujours nickel à ce moment-là et je mange super bien. Je repars sous le soleil, enfin, mais il manque de la température. Direction col de la Croix.

Oups, premier coup de mou : ça arrive… 

Le rythme baisse et, comme à mon habitude, je commence à ruminer : je fous quoi ici, pourquoi ça ne fonctionne pas ? Je sais que cela arrive à tout le monde, mais moi, c'est foi 10.

Arrive au col, je prends un peu plus de temps pour me re mobiliser et départ pour la BV. 

La motivation revient, mais j’ai perdu du temps sur ma prévision. En suite de violent orage, sont annoncés et voilà tout se mélange dans la tête et je ne bois plus et mange plus.

J’arrive à la BV, j’arrive pas à manger. Je me change, je regarde le ciel et rien ne me motive, je reste figer. Un violant orage s’abat. Je repars pour Luan le ventre vide et rien bu. Le calvaire recommence. 

Je n’ai pas d’énergie. J’essaye de manger des Haribo, mais je les recrache.

Je bois de l’eau et veux la vomir. Je me dis que ça va être long. Après plus d’ 2 h comme ça, je décide de lâcher prise. Luan sera la fin.

Je m’arrête et discute avec les crossing de la traversée de la Suisse.

Ma chérie arrive vers moi sur la route de Prafandaz et m’accompagne à Luan où je jette l’éponge.

Bref, en partant ce matin, je me suis dit, tu vas avoir du moins bien, mais passe dessus ça va aller. Je n’y arrive pas et je ne sais pas comment faire pour que mes mauvaises idées et voix dans ma tête s’arrête. 

Je me pose encore des questions pour la suite et je me dis, ça vaut la peine de continuer ? 

Et bien, je ne sais pas. 

Je remercie toute ma famille pour l’assistance en or que j’ai et je suis désolé de ne pas vous satisfaire comme je l’aimerai, mais voilà, j’essaye, mais je n’y arrive pas. Quand on n’a pas de mental dans ce sport, on est nul et je le suis. 

À bientôt peut-être pour d’autres aventures, mais quand même, 

Vive le sport🏃‍♂️